Le développement économique au maroc est intimement lié à la dimension sociale (sijilmassi)

Le Maroc s’inscrit aujourd’hui dans une logique de développement économique intégré dans la mesure où toute démarche du Royaume vise à accélérer le développement économique sans pour autant le dissocier de la dimension sociale, a affirmé M. Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Royaume à Paris.

M. Sijilmassi, qui s’exprimait mercredi à Paris lors de la «  »Conférence Maroc » », dans le cadre de la 7-ème édition de la Convention France-Maghreb, a souligné que «  »toute la démarche du Royaume aujourd’hui vise à accélérer le développement économique sans pour autant le dissocier du social pour que l’analphabétisme, la pauvreté et les disparités sociales et régionales régressent et disparaissent » ».

Après avoir relevé que le développement social est au coeur de la stratégie impulsée par SM le Roi Mohammed VI, il a fait observer que l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) est une plateforme générale d’action pour véritablement identifier les problèmes et y apporter les réponses.

Evoquant le développement économique sectoriel stratégique, l’ambassadeur a signalé que des plans stratégiques ont été définis pour chaque secteur d’activité dans l’optique d’avoir une meilleure visibilité, citant dans ce contexte les plans «  »Emergence » » et «  »Azur » ».

Ces plans stratégiques sont «  »le fruit d’un travail collectif auquel le secteur privé a été pleinement associé » », a-t-il précisé. Pour ce qui est du développement économique territorial, il a indiqué que chaque région est désormais appelée à développer ses propres forces d’attractivité et ses propres arguments afin d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs.

M. Sijilmassi a, d’autre part, signalé que l’économie nationale est «  »ouverte et intéresse forcément de par notamment un taux de croissance de 8 pc, un investissement annuel de trois milliards d’euros et la présence dans le Royaume de plus de 1.000 entreprises françaises, dont 38 du CAC 40″ ». Et de conclure que les entreprises marocaines sont passées, quant à elles, à «  »une logique beaucoup plus offensive et beaucoup plus proactive » » comme en témoignent notamment leur présence tant dans nombre de pays africains, au Maghreb qu’en France.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence de développement de l’Oriental, M. Mohamed M’Barki, a passé en revue les énormes potentialités que recèle la région et les multiples opportunités offertes aux investisseurs, notamment dans les secteurs des nouvelles technologies, l’agro-industrie et du tourisme.

Cette région, qui est au coeur de l’espace euro-méditerranéen, est dotée d’une vision globale basée sur une approche intégrée du développement, a-t-il dit, ajoutant que cette approche oeuvre à l’application de l’INDH dans tous ses volets, plus particulièrement l’amélioration des infrastructures économiques et financières ainsi que du cadre de vie des citoyens. Il a également fait remarquer que 11 zones d’accueil industriel ont été identifiées dans le cadre du Programme de développement industriel (PDIRO), dont quatre prioritaires que sont la Technopôle d’Oujda, la zone franche intra-portuaire de Nador et les parcs industriels de Selouane et Boughriba de Berkane.

Le président de la Convention France-Maghreb, M. Mohamed El-Ouahdoudi, a de son côté indiqué que cette rencontre se veut l’espace idoine pour renforcer davantage les relations francomaghrébines, d’autant plus que le Maghreb, a-t-il dit, est l’unique zone au monde où la diversité économique française est bien représentée.

C’est également un espace pour drainer vers le Maroc de nouveaux secteurs que les services économiques ou de veille technologique et commerciale ne parviennent pas à percevoir, a-t-il déclaré à la MAP, faisant observer que l’espace France-Maghreb est «  »une réalité pleine » » de promesses, de potentialités et de gisements de croissance pour les deux rives.

Selon lui, cet événement d’envergure s’inscrit aussi dans la durée et a pour vocation de rassembler, chaque année, les meilleures compétences maghrébines. Cette édition a vu la participation de grandes entreprises, de PME, de personnes à la recherche de projets d’investissement et d’exposants.

M. El-Ouahdoudi a, par ailleurs, annoncé l’organisation de salons spécialisés dans les cinq pays du Maghreb, faisant savoir que Casablanca abritera, le 27 mars prochain, les Rencontres internationales de la déontologie financière avec la participation notamment d’experts de la Bourse de Paris et de professionnels marocains de la finance, et, du 15 au 17 mai, le Salon international des centres de contacts et d’appels au Maroc (SICCAM) et l’Initiative technologique Europe-Maghreb (ITEM).

Il a également signalé que la 1-ère édition de la Convention Espagne-Maghreb aura lieu les 15 et 16 décembre prochain à Madrid.

La 7ème édition de la Convention France-Maghreb a réuni quelque 1.400 opérateurs économiques, cadres, responsables politiques et décideurs français et maghrébins. Ses travaux se sont articulés autour de conférences plénières, ateliers, un espace exposition et des cérémonies de remise de trophées récompensant le parcours de plusieurs entreprises, dont celui des NTIC de la Convention qui a été décerné à Euro-Maghreb Services (EMS) pour « DATA Embassy« , son centre de production basé à Marrakech.

L’espace exposition a abrité plusieurs stands d’entreprises et d’institutions nationales, telles l’Agence de l’Oriental, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), les Centres régionaux d’investissement (CRI) d’Agadir et de Beni-Mellal, «  »Jet4You » », «  »Méditel » », Nord-Sud Management et Euro-Maghreb Services (EMS ).